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Crise de conscience environnementale
mars 2nd, 2009

Par Marg Macleod, IBEC Training & Consulting

2 mars 2009

Confrontation entre les directeurs de Kimberly Clark et des d’activistes
Manifestations dénonçant le bilan environnemental de Barrick Gold
Colère des environnementalistes contre les plans d’expansion d’Aéroports de Montréal
De plus en plus, les entreprises sont la cible de groupes qui cherchent à identifier les points faibles de leurs politiques environnementales pour ensuite les dénoncer sur la place publique.

Au cours des deux dernières années les documents publiés par les entreprises ont été tellement attaqués que les entreprises n’ont plus le choix : elles doivent s’assurer que leur matériel promotionnel provienne de sources écologiquement responsables.

Le problème est que toutes les certifications environnementales n’ont pas la même valeur. Faire le mauvais choix, s’est s’exposer à des accusations d’être faussement vert.

À cet égard, la certification du Forest Stewardship Council (FSC) est certes la plus respectée. Elle s’applique aux pratiques forestières, aussi bien qu’aux activités de transformation du bois. Des vérifications indépendantes sont effectuées pour s’assurer que les papiers certifiés et non certifiés soient traités séparément.

La certification FSC s’applique à 10 critères essentiels :

  • La conformité aux règles et lois
  • La gestion responsable de la forêt
  • Le respect des peuples et des territoires autochtones
  • Les relations avec les communautés voisines et les travailleurs
  • La viabilité et rentabilité économiques
  • La planification environnementale
  • La gestion des ressources
  • Le suivi des opérations
  • La préservation des ressources forestières
  • Les plantations forestières (qui réduisent la pression sur les écosystèmes)

La certification FSC assure une chaîne de traçabilité qui permet de suivre un arbre à partir de la forêt, à travers toutes ses étapes de transformation et de production, jusqu’à sa vente au client sous forme de papier.

Certaines certifications moins rigoureuses, telles que celles du Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes (PEFC) et de la Sustainable Forestry Initiative (SFI) souffrent de la comparaison…

Le label SFI est une appellation américaine que peuvent utiliser les membres de l’Association des produits forestiers du Canada. Son principal désavantage est qu’il ne fait seulement la promotion de normes environnementales, au lieu de voir à leur application rigoureuse. Certaines entreprises peuvent donc être tentées d’afficher le logo SFI, sans respecter entièrement les règles qui y sont associées.
Pour sa part l’étiquette PEFC est une certification européenne qui n’est pas mieux, puisque le programme permet aux entreprises de s’auto-évaluer. Ceux qui promulguent les règles étant aussi ceux qui en vérifient l’application… les entreprises sont gagnantes qu’elles se montrent responsables ou non.

Pourquoi dépenser plus pour obtenir une certification plus rigoureuse? Pensez au regroupement ÉcoInitiatives, qui se pose en chien de garde pour tout ce qui touche l’environnement. Ses membres ont perturbé la réunion annuelle de la banque Toronto Dominion parce que la banque n’utilisait pas du papier certifié FSC; ils ont dénoncé la chaîne Indigo, l’accusant de ne pas vendre des publications imprimées sur du papier certifié… On se demande quelle entreprise sera leur prochaine victime.

Vous pensez qu’ils n’ont pas d’influence? Considérez ceci : la direction d’Indigo vient d’annoncer que d’ici 2012, au moins 25 % du papier utilisé dans les livres et magazines vendus dans ses succursales portera la certification FSC.

La leçon à retenir est que le temps où une entreprise pouvait apposer n’importe quel logo sur ses produits et se proclamer « Verte » est bel et bien fini. Un nombre croissant d’organismes non gouvernementaux et de consommateurs de plus en plus exigeants font monter la pression. De plus, la recherche montre que les questions environnementales arrivent en tête des préoccupations du public. Simplement dit : quand les consommateurs s’attendent à ce que les produits qu’ils achètent fassent preuve d’une conscience écologique… cela devient nécessaire.

– Marg Macleod
– Présidente, IBEC Training & Consulting

En plus d’être formatrice en production imprimée auprès d’IBEC, Marg Macleod agit comme consultante pour plusieurs imprimeurs, entreprises de préimpression et fabricants de produits d’art graphique. Elle offre ses services dans les domaines de la planification stratégique et marketing, de l’amélioration continue des méthodes, de l’étude des processus et de la certification ISO 9001. Elle a servi de médiatrice dans des conflits opposant clients et fournisseurs et témoigné en tant qu’experte dans des causes relatives à la préimpression et à l’impression.

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