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Se Mettre À L’écoute Pour Favoriser L’innovation
août 17th, 2010

 

Par Brady Gilchrist
 Admodo

J’aimerais lancer le concept de l’innovation productive. Celui-ci englobe l’adoption de nouvelles idées de même que l’ouverture à l’innovation en matière de produits, de modèles d’affaires et de potentiel économique. L’innovation productive part du principe voulant que les idées soient essentielles à la croissance de toute entreprise.

Nous vivons désormais dans un monde interconnecté à l’infini, un monde où les idées voyagent à la vitesse de leur utilité et où une évolution, même modeste, peut avoir un impact considérable. Nous vivons dans un monde ou les libres-penseurs ont le potentiel d’enrichir de manière insoupçonnée la façon traditionnelle de faire des affaires. Pourtant, dans ce monde, le processus de développement des produits et des marchés bénéficie rarement de l’apport d’idées vraiment divergentes. Le problème est que nombre d’entreprises n’ont pas les moyens d’accueillir et de profiter du potentiel d’innovations pertinentes arrivant de l’extérieur.

La plupart des entreprises vivent dans une bulle. Très peu d’entre elles se démarquent assez pour devenir des chefs de file. Leur faculté d’imagination est brimée par une approche de travail structurée à outrance. Plusieurs obligent l’innovation à avoir lieu seulement à l’interne et se montrent même carrément hostiles aux idées venues d’ailleurs. Elles agissent comme un système immunitaire qui détruit les idées externes tentant de pénétrer en leur sein.

Quiconque a tenté de percer ces murailles vous dira que les chances d’être entendu sont virtuellement nulles. De nombreux petits entrepreneurs, inventeurs et penseurs originaux essaient pourtant de faire appel aux grandes entreprises chaque jour. Rares sont ceux qui réussissent.

Certains dirigeants d’entreprises affirmeront que de briser ces barrières constitue un test de persévérance. Ceci est une notion à courte vue. Un grand nombre d’innovateurs ont besoin des ressources et les moyens d’une grande entreprise pour aller de l’avant. À l’inverse, la grande entreprise a besoin de leur énergie et de leurs idées nouvelles. Or, la connexion se fait rarement. Les systèmes immunitaires corporatifs réussissent à bloquer les nouvelles idées si efficacement que les petits joueurs ne peuvent lutter assez longtemps pour attirer l’attention. Ils vont donc frapper à d’autres portes et les entreprises qui n’auront jamais l’occasion de mesurer ces occasions perdues sont les grandes perdantes de cette situation. Ne pas disposer d’un processus favorisant l’écoute nuit à l’innovation.

La solution? Adopter une culture acceptant l’inspiration et les découvertes accidentelles. Ce n’est un secret pour personne que certaines des plus grandes découvertes de la science sont survenues par hasard, et que plusieurs grands inventeurs et chefs d’entreprises ont connu leurs plus grands succès de manière tout aussi accidentelle. Or, un très grand nombre d’entreprises ont adopté une culture carrément hostile à tout ce qui est aléatoire. J’irais même jusqu’à dire que ce manque d’appréciation des découvertes accidentelles dans les entreprises est la cause principale de leur crise en matière d’innovation productive. La plupart des chefs de direction en apprécient les avantages mais, de façon générale, les processus internes de leurs entreprises l’éliminent.

Dans un tel contexte, que peut-on faire? Je crois qu’il faut mettre au point un langage commun permettant aux innovateurs et aux « innovés » d’établir le contact et de communiquer réellement. Ce langage doit être bien compris et intégré par tous ceux qui veulent l’utiliser. Il se compose de deux éléments : objectif et plateforme.

Les uns ont besoin d’articuler clairement la valeur qu’ils peuvent apporter à leurs partenaires potentiels. Et ça, ils doivent le présenter par étape. Une introduction brillante de quelques secondes servira d’accroche et une présentation claire et bien étoffée d’une vingtaine de minutes, d’argument massue. Cette présentation devra exposer les avantages, la pertinence et les bénéfices économiques de leur idée. Le seul objectif de ces présentations devra être de démontrer la valeur apportée aux partenaires éventuels.

Pour leur part, les grandes entreprises doivent admettre qu’elles opèrent à l’intérieur d’un écosystème où des évolutions profitables peuvent jaillir d’interactions aléatoires. Une culture d’écoute est essentielle, c’est la première étape du processus. Le principe fondamental est d’écouter avant de rejeter quoi que ce soit. Aujourd’hui malheureusement, le contraire est plutôt la norme.

Pour ce qui est de la plateforme, il existe de nombreux modèles pratiques et ouverts à tous dont les entreprises pourraient s’inspirer pour affûter leurs habiletés d’écoute. Elles pourraient prendre exemple sur Ignite, DemoCamp ou PodCamp, qui proposent des méthodes que plusieurs organisations pourraient adopter immédiatement mais qu’elles ignorent trop souvent.  L’objectif de base est d’identifier les connexions possibles. Pour ce faire, il n’est pas nécessaire de révéler de secrets commerciaux, mais plutôt de partager des occasions d’affaires potentielles.

Autrement dit, s’ouvrir à la diversité permet à la culture d’entreprise de devenir moins institutionnalisée et plus axée sur le marché. Voilà le principal avantage de l’innovation productive. Elle permet d’accepter le changement, d’intégrer les innovations venues de l’extérieur et ultimement, de favoriser la croissance de l’entreprise. Chaque jour, on réinvente la roue des millions de fois, tout simplement parce que quelqu’un quelque part a décidé de ne pas bailler aux corneilles ou de s’abstenir de faire un appel téléphonique.

Une entreprise dont la culture favorise l’écoute et les découvertes fortuites devient littéralement une force impossible d’arrêter et une puissance intellectuelle parce qu’elle apprend sans relâche. Un taux élevé d’innovation productive génère de l’énergie. Cette énergie sert de moteur au succès.

 Brady Gilchrist travaille dans le domaine des affaires numériques depuis le début du secteur. Sa première entreprise créait des applications mobiles – longtemps avant que la mobilité ne devienne une expression à la mode. La technologie qu’il a mise au point ayant été vendue, une clause de non-concurrence l’a amené au commerce en ligne au début des années 90. Ainsi, sa deuxième entreprise, Intermagic, a été l’une des premières agences Internet au Canada. Il a aussi occupé les postes de vice-président principal à l’agence GJP advertising et de vice-président exécutif et chef des services de sécurité à Fuel Industries. Enfin, il a fondé Admodo Group, dont il est président. Son rôle est d’inventer, d’investir et de promouvoir des nouveautés. Il agit aussi comme mentor. À ce titre, il aide au démarrage de nouvelles entreprises et encourage des inventeurs ou des annonceurs ayant des projets d’avenir.

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