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Les médias sociaux : comment s’y retrouver dans ce nuage de choix?
février 25th, 2011

Par Ted Morris, 4ScreensMedia

En 2009, la firme de consultants The Boston Consulting Group (BCG) publiait un livre blanc intitulé The CMO’s Dilemma visant à redéfinir le concept de la galaxie des choix Galaxy of Choices. À l’occasion de sa conférence présentée devant l’assemblée générale des membres de l’ACA, John Rose de BCG avait démontré comment cet éventail de quelque 70 choix médias regroupant des canaux de communication traditionnels et des nouveaux médias, présentaient un défi sans précédent au Chef des services marketing : comment, en effet, répartir les budgets publicitaires afin de rejoindre efficacement ses groupes cibles? Or, le concept de la galaxie des choix, bien nommé en 1998, a été développé longtemps avant l’avènement du commerce social et la création de nouvelles plateformes de contenu comme Facebook.

Aujourd’hui, pour mettre cette galaxie en perspective, on doit considérer que plus d’un milliard de personnes dans le monde visitent chaque jour les sites de réseaux sociaux. Ces gens créent et partagent un contenu varié – vidéo, musique, documents électroniques, photos, recommandations sur des lieux à visiter, critiques, commentaires sur les marques… ils forment des regroupements selon leurs intérêts et génèrent même du contenu journalistique.

Tous les sites de réseaux sociaux partagent un point commun – ils mettent en application une technologie info-nuagique Cloud-based computing pour le stockage et le traitement des données, connue sous de nom de Logiciel-service. Cette technologie est accessible à tous, en tout lieu, en tout temps par Internet. On peut y faire appel au moyen de son téléphone portable, de son appareil mobile et d’une foule d’autres systèmes informatiques. On accède à ces applications info-nuagiques par Internet. Les installations de stockage et de traitement se trouvent dans des sites éloignés et sont exploitées par des fournisseurs indépendants.

Ces applications ont adopté un modèle d’affaires basé sur l’espoir d’attirer les annonceurs ou les utilisateurs de services payants. La majorité des plateformes de réseaux sociaux n’existaient pas en 2005 et plusieurs ont connu une croissance absolument étonnante. Voici quelques exemples affichant la plus grande capitalisation boursière et les taux de fréquentation les plus élevés (le pointage par données étant sans doute déjà une technologie périmée…).

Foursquare : lancé en 2009, ce réseau affiche 400 millions « d’entrées » chaque jour, dont 4 millions à partir d’appareils mobiles synchronisés avec d’autres plateformes comme Twitter. Plusieurs commerçants offrent des rabais basés sur la localisation de clients qui « s’inscrivent » en magasin.

Groupon, depuis novembre 2008, cette application est l’une des premières destinée au commerce social. Elle permet d’accéder à des promotions localisées chaque jour par Internet ou mobile. Groupon est présent dans 150 marchés en Amérique du Nord et compte 750 000 abonnés au Canada.

 Twitter, fondé en 2006, ce réseau compte maintenant plus de 150 millions d’utilisateurs et accueille plus de 300 000 nouveaux abonnés par jour qui s’échangent des messages de 140 caractères et moins, de la musique, des photos ou des articles. Chaque utilisateur est lié à un groupe d’abonnés virtuels qui le suivent et reçoivent les messages qu’il envoie, ses « Tweets ». La plupart des entreprises Fortune 500 possèdent une adresse Twitter.

YouTube, le site d’échange vidéo fondé en 2005 par Google a généré plus de contenu vidéo que tous les réseaux de télé combinés – ceci représente quelque chose comme 100 000 longs métrages par mois. Plusieurs annonceurs, dont Procter & Gamble,  y diffusent des publicités en continu (les marques Gillette et Old Spice, notamment).

Facebook a attiré depuis 2004 plus 500 millions d’utilisateurs actifs. Ceux-ci y consacrent plus de 700 milliards de minutes par mois et 50% des utilisateurs y accèdent sur une base quotidienne. Facebook stocke 40 milliards de photos et on y échange quelque 90 milliards de fichiers chaque mois. Avec plus de 500 millions d’applications, Facebook constitue le véritable géant des réseaux sociaux.

Linkedin, de son côté, existe depuis 2003 et a recruté 80 millions de membres dans le monde. On retrouve parmi ses membres des cadres de toutes les entreprises Fortune 500. Un nouveau membre s’inscrit à Linkedin presque à chaque seconde dans le monde.

C’est donc dire qu’aujourd’hui le nombre des possibilités dépasse largement ceux dont parlait la Galaxie des choix de BCG. Brian Solis, un spécialiste des nouveaux médias a récemment introduit la notion de Conversation Prism pour illustrer l’éventail des choix offerts par les médias sociaux. Son schéma présente une trentaine d’outils pouvant servir à créer, à distribuer, à partager, à mesurer et à réagir au contenu des médias sociaux. On peut créer un blogue à l’aide d’un logiciel spécialisé comme Tumblr, WordPress et TypePad. Ces outils servent : on recense quelque 500 millions de blogues à l’heure actuelle. Quelques autres exemples :

Pour le commerce social : pour promouvoir ses offres et promotions dans Internet, on peut utiliser plusieurs plateformes, dont Bazaar Voice, Groupon, Milo et Viewpoints.

Pour partager du texte, des vidéos ou des images, on peut choisir Hulu, Boxee, YouTube, Vimeo, Flickr, Yfrog ou HootSuite…

Pour exprimer son opinion ou critiquer un produit, on peut utiliser Yelp, Amazon, ePinion, Digg et Trip Advisor.

Pour ce qui est des réseaux sociaux, en plus de Facebook, on peut choisir MySpace, un site encore très populaire en Asie, ou encore Bebo et Orkut. Ce dernier rivalise d’ailleurs avec Facebook à l’extérieur de l’Amérique du Nord. En gros, il existe près de 300 outils principaux permettant d’établir le contact et de partager du contenu sur Internet. Qui plus est, on peut se procurer ces logiciels info-nuagiques tout à fait gratuitement, du moins pour les applications de base.

Que signifie tout cela pour l’annonceur? Beaucoup! Dans une large mesure, lnternet et toute cette « machinerie sociale », comme je me plais à l’appeler, ajoutent à la complexité de la tâche du Chef des services marketing. Cela pose la question de savoir comment on peut exploiter ces nouveaux logiciels à l’intérieur d’un secteur d’industrie ou une gamme de produits.

Gérer le mix média pose un problème encore plus grand. Cela nous pousse à vouloir acquérir les compétences et à trouver les moyens nécessaires pour suivre la croissance fulgurante et le cycle de vie ultra-rapide des médias sociaux et des technologies marketing. Si, contrairement à la télé ou aux imprimés traditionnels, le contenu téléchargé sur Internet peut durer toujours, l’attention que les consommateurs lui accordent se mesure en nanosecondes.

Dans un pareil contexte, nous devrions peut-être adopter une nouvelle vision des choses, et penser comme si on devenait le Chef des technologies marketing de son entreprise.

Ted Morris est directeur administratif chez 4ScreensMedia, une firme de consultants qui s’efforcent de mettre sur pied une triade rassemblant le marketing, les nouveaux médias et les nouvelles technologies. Il travaille à partir de Toronto où on peut le rejoindre par téléphone au (416) 417-5572 ou à @morristed par Twitter.

 
 

 

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