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Les annonceurs canadiens devraient-ils se montrer plus inquiets des fraudes liées à leurs annonces Web?
novembre 5th, 2014

Par Jessica Yared, ACA

Jessica Yared

Jessica Yared

Les fraudes liées à la publicité en ligne continuent de faire la manchette dans l’industrie : les faux-clics et la diffusion des annonces dans des sites ne correspondant pas aux directives médias des campagnes étant les deux principaux sujets préoccupant les annonceurs à l’heure actuelle. Bien qu’il s’agisse de phénomènes mondiaux, l’ACA a voulu savoir ce que les annonceurs canadiens pensaient de la situation et ce qu’ils envisageaient pour protéger leurs investissements en publicité Internet.

Dans son édition de Points de vue marketing portant sur son sondage de septembre/octobre dernier, l’ACA rend compte des réponses fournies à ce propos par 47 annonceurs canadiens issus de tous les secteurs de l’industrie et responsables de budgets de communications marketing d’envergures variées. Dans l’ensemble, les résultats du sondage montrent que les annonceurs canadiens n’ont pas une grande expérience du phénomène, ce qui explique sans doute le peu d’inquiétude qu’ils manifestent à son égard (5,9 sur un maximum de 10).

En fait, seulement 10,6 % des répondant indiquent avoir vécu de telles fraudes, et presque 30 % d’entre eux affirment ne pas savoir si leurs annonces en ligne ont fait ou non l’objet de fraudes.
Ce degré modéré d’inquiétude et ce manque de vécu relatif à ce genre de fraude est-il dû au fait que les annonceurs canadiens ne cherchent tout simplement pas à en savoir plus sur le problème? Probablement. Le sondage montre en effet que seulement le tiers des répondants font appel occasionnellement à un service d’audit pour valider la diffusion de leurs campagnes Internet.
Si la majorité des répondants (91,3 %) affirment confier leurs achats médias à une agence plutôt que de traiter directement avec les diffuseurs ou de s’en charger à l’interne, il est encourageant de constater que la plupart d’entre eux ne considèrent pas que l’agence soit la seule responsable de la prévention des fraudes Internet. En fait, 58,6 % d’entre eux estiment que l’agence et le client doivent partager cette responsabilité.

Dans ce contexte, la question des fraudes devrait-elle soulever plus d’inquiétude chez les annonceurs canadiens? En un mot, oui. Le Wall Street Journal a publié un article en mars dernier affirmant que 36 % de tout l’achalandage web est considéré comme factice. Devant ce genre de statistiques, les annonceurs devraient accorder plus d’attention à la vérification des données de diffusion de leurs campagnes en ligne afin d’identifier les fraudes possibles et de prendre les moyens d’assurer une plus grande transparence des transactions et, ainsi, savoir où et comment leurs budgets de publicité Internet sont dépensés.

Les membres de l’ACA et les participants au sondage peuvent obtenir les résultats complets du sondage. On peut aussi y accéder sur abonnement. Quant au rapport sommaire, il est libre d’accès.

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