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Réaction des Canadiens au sexisme en publicité
mai 17th, 2016

Matthew Chung, directeur, Communications et contenus

David Herle

David Herle, du Gandalf Group présente le rapport de l’étude « Perspectives des consommateurs sur la publicité 2016 » de Normes canadiennes de la publicité.

Les annonceurs acceptant des annonces sexistes risquent non seulement d’indisposer ou de provoquer la colère des consommateurs, mais aussi de rater leurs objectifs de ventes. Voilà ce que révèle une nouvelle étude effectuée par Normes canadiennes de la publicité (NCP).

Le rapport de l’étude Perspectives des consommateurs sur la publicité 2016 révèle en effet que les Canadiens affirment qu’ils sont moins enclins à se procurer d’un annonceur dont l’annonce est sexiste. Seulement 27 % des répondants disent que cela n’a aucun impact sur leurs habitudes d’achat.
« Ceci nous dit clairement que la publicité sexiste irrite certains Canadiens », explique Peter White, vice-président principal chez NCP. « Il s’agit là d’une donnée importante dont les annonceurs doivent tenir compte dans la conception de leurs campagnes. »

Qu’est-ce que les Canadiens trouvent sexiste en publicité?

M. White s’est dit surpris que, selon ce sondage effectué par The Gandalf Group, la majorité des Canadiens soient simplement irrités (46 %) ou résignés (15 %) après avoir vu une annonce sexiste, plutôt qu’en colère/scandalisés (9 %). N’empêche que la publicité sexiste peut nuire aux ventes – plus particulièrement chez les femmes, dont 77 % affirment qu’elles sont moins portées à acheter les produits d’un annonceur dont la publicité est sexiste.

Considérant que 44 % des répondants trouvent les annonces actuelles moins sexistes que celles d’il y a 10 ans, l’industrie de la publicité fait certes des progrès, bien que les consommateurs canadiens estiment que le sexisme reste présent. Pour 63 % des répondants, une certaine proportion de la publicité canadienne fait preuve de sexisme envers les femmes, alors que 40 % d’entre eux, pensent que ce sexisme est dirigé vers les hommes.
« Ce que tout cela nous dit, c’est que les annonceurs peuvent changer la situation s’ils le désirent », déclare M. White. « Ils ont l’occasion de mieux refléter la société actuelle. »

Le rapport montre aussi que :

  • 47 % des répondants considèrent que les femmes sont traitées « quelque peu » ou « très » injustement dans la publicité canadienne et 31 %, croient que cela est aussi vrai pour les hommes.
  • Les Canadiens blâment les annonceurs (31 %) pour la publicité sexiste, mais aussi la société en général (26 %) et les agences (25 %).
  • Les Canadiens perçoivent la publicité favorablement : 83 % des répondants affirment que les annonces qu’ils voient, entendent et lisent sont au moins légèrement utiles et 61 % considèrent qu’elles aident quelque peu les consommateurs à prendre leurs décisions.

Lire le rapport (version française à venir).

 

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