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À quoi pourrait ressembler la publicité Web après les bloqueurs d’annonce?
avril 14th, 2016

Par Matthew Chung, directeur, Communications et contenus, ACA

Ben Williams

Ben Williams de Adblock Plus participe par vidéo à la conférence Ad-Tech Canada, le 29 mars dernier. Photo : Pam Lau.

Qui est en droit de décider de ce qui est une publicité acceptable?

Voilà une des questions posées à la conférence Ad-Tech Canada organisée récemment à Toronto par la revue Marketing. Celle-ci a fait l’objet d’un débat parfois houleux sur le blocage des annonces et la manière dont les annonceurs devraient réagir à cette pratique. Le panel rassemblait des représentants de Adblock Plus, de la firme PageFair et de TubeMogul.

On estime que près de 200 millions de personnes utilisent déjà des bloqueurs d’annonce dans leurs ordinateurs de bureau. IAB Canada attribue d’ailleurs à ce phénomène le déclin de 30 % dans l’achalandage généré par la publicité Internet au Canada.

Adblock Plus, dont l’extension de fureteur Web a été téléchargée plus de 300 millions de fois, possède la solution, affirmait Ben Williams, directeur des communications et de l’exploitation de Eyeo, l’entreprise mère de Adblock Plus, basée à Cologne en Allemagne.

La firme a, en effet, lancé le concept de « publicité acceptable » – des annonces qui ne perturbent pas l’expérience de l’utilisateur, qui sont clairement identifiées comme publicité et qui n’occupent pas trop d’espace – et une liste blanche d’éditeurs répondant à ces critères.

M. Williams, qui participait au débat à l’aide d’un lien vidéo, a déclaré que son entreprise souhaitait confier à un organisme indépendant le contrôle du critère des « publicités acceptables » d’ici la fin de l’année.

Toutefois, Adblock Plus a été abondamment critiquée par les annonceurs et les éditeurs pour sa pratique de réclamer une commission de 30 % sur les revenus générés par certains des plus importants sites figurant sur cette liste blanche.

Selon le Dr Johnny Ryan, chef de l’écosystème, à PageFair (une firme qui a développé un logiciel permettant d’identifier la technologie de blocage), cette pratique montre bien qu’une entreprise de blocage publicitaire ne peut être à la fois juge et partie dans la solution à ce problème.

« On se retrouve avec une entreprise à succès et aux finances solides qui crée un pont à péage entre les éditeurs et les consommateurs, et ce, après avoir créé un point de rupture dans l’infrastructure publicitaire. On ne sait pas qui paie, ni pourquoi », affirmait-il. « La partie qui a causé le problème au départ ne peut faciliter la discussion entre les autres groupes concernés. »

Messieurs Williams et Ryan, tout comme Dana Toering, directrice administrative de TubeMogul, s’entendaient sur le fait que le blocage publicitaire était là pour rester et que la publicité Internet se devait d’évoluer.

« Pendant 20 ans, tout le monde se fichait du consommateur. Celui-ci a fini par perdre patience », expliquait M. Ryan. « On ne pourra pas revenir en arrière. »

« Cela dit, qu’est-ce qu’on fait pour les 20 prochaines années? »

La conférence n’a pas permis de répondre à cette question. On semble cependant se diriger vers une solution combinant une excellente expérience consommateur et une plus-value pour les annonceurs.

Pour le Dr Ryan, le phénomène du blocage publicitaire est une occasion historique de revoir la présentation des pages pour en éliminer le fouillis actuel et offrir de nouvelles possibilités aux concepteurs.

« Nous disposons de la technologie pour ramener la publicité sur l’écran, mais avant de faire quoi que ce soit, nous devons partir d’une page blanche et décider des annonces à publier et de la manière de les présenter aux consommateurs. En faisant cela, nous avons une véritable occasion d’accroître les profits. »

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